Alice pète dans le bid0n.

Alice pète dans le bid0n.

# Posté le mercredi 04 juin 2008 17:19

Modifié le dimanche 08 mars 2009 09:29

Les gens sont libres, et l'attachement est une absurdité, une incitation à la douleur ...







J'en ai vu des sourires épanouis et des étoiles pleins les yeux, mais c'était jamais dans les miens. Puis t'façon, ça m'importais peu, le bonheur des autres comptait plus que le mien. Surtout le tien. Mais tu m'as fait part de tellement de souffrance, j'me suis construit une carapace avec tes larmes. Pour restreindre les bleus de mon âme. C'est un mur solide, tout autour de moi, qui a grandit avec le temps, en me protégeant. J'en ai vu des regards cruels, des espoirs brisés. Oh oui tu vois comme j'me suis camisolée. J'voulais pas m'briser. Pas comme toi tu l'as fais. Alors aujourd'hui, j'vis d'amitiés améliorées. J'ai dérapé des fois, c'est jamais impénétrable un mur, certains ont su l'escalader. Et de l'autre côté, ils se sont écrasés, comme mes p'tits soldats d'plombs que j'ai jeté par dessus pont. A la petite cuillère, je les ai ramassé. Mais ça sert a quoi ? Je n'veux pas d'eux, ils n'veulent plus de moi. J'suis renfermé, dans ce monde qui n'est que le mien, sous ce ciel, ce soleil, qui n'éclair que moi. Oui j'en suis la. Pardonnez-moi. J'voulais juste pouvoir dire « Papa j'ai besoin d'toi » ou « Maman faut qu'on parle ». N'essayer pas de comprendre. Je suis un courant d'air, J'veux pas d'attache, que des voyages. J'veux pas d'tout ça. Cette vie la, ne m'appartiens pas. Je suis là, avec vous, mais mon c½ur est la bas, mon âme est ailleurs. J'ignore tout. J'ai plus envie, ne dites pas que je baisse les bras, ce n'est pas le cas. J'veux être égoïste pour une fois, j'veux réaliser mon rêve cette fois. J'veux pas attendre de tout perdre. Puisque c'est sur la voix. Ma carapace m'a finalement trop couverte. Elle conduira à ma perte. La vérité c'est que je suis devenue inconsciemment une statue mobile imperturbablement soudée au ciment, je n'suis bien qu'avec un taux effarant d'ethanol bouillonnant dans mon sang, déambulant vide d'humanité, des kilomètres de peau asséchés, j'suis un pantin désarticulé . J'voulais juste aider le monde, mais le monde m'a pourri. A trop essayer d'guider les autres sur le bon chemin, on finit par se perdre soit même.Si je m'en vais c'est que plus rien ne me retient, et même les larmes ne pourront rien changer. J'me suis jamais sentie à ma place. Peut-être pourrais-je enfin redécouvrir le manque, un jour.








J'écoute : Justin Nozuca "After tonight"
Mon état : Exténuée %)

# Posté le samedi 10 mai 2008 07:02

Modifié le dimanche 12 juillet 2009 09:33

Elle écrit à la flamme, d'une bougie parfumée...

Elle écrit à la flamme, d'une bougie parfumée...
Vous qui n'écrivez pas, ou très peu,
savez vous seulement la frustration que peut procurer une page blanche ?

Quand les mots fourmillent et envahissent notre cerveau, c'est un immense feu d'artifice bouillonnant et impatient d'exploser en une irruption de peine, de joie, d'amour et de haine. Une puissance dévastatrice nous emporte alors et fuse en tous sens une folle ribambelle de termes exaltants. Une illumination fascinante vient alors éblouir les abîmes les plus profonds...L'extase habitant un enfant, les yeux écarquillés devant son nouveau joué dernier cri qui en fera jalouser plus d'un, c'est l'extase d'un crayon glissant avec une intense détermination le long des lignes d'un cahier renfermant les plus belles histoires en attente d'être contées... Et moi, dans ce monde trop grand, je suis la comète tant désirée mais introuvable, je suis ce jeune garçon plein d'entrain s'inventant des ailes sur sa nouvelle bicyclette, cette ado des étoiles pleins les yeux, prenant son envole, et ses monstres, magiciens et fées des contrées merveilleuses... Je suis tout un univers de passions délurantes. Et je suis éternelle sans jamais parvenir à la lassitude... Mais des cauchemars viennent hanter la beauté des diverses épopées. Le pire de tous, celui qui fait rage à nos c½urs, celui qui brise l'espoir et déshonore l'étincelle des récits hiératiques, c'est l'effrayante page blanche. Le trou béant massacrant l'imagination, d'ordinaire fertile, à grand coup d'massue fatals. C'est un coup dur qui nous assomme parce qu'il écrase toute la magie que peut faire naître les mots. A mes yeux, cela représente une force occulte magistrale. Alors parfois, seule dans mon lit, j'implore le ciel de ne jamais me priver d'un tel cadeau, de cet amour, cet passion, les palpitations incessantes de mon c½ur.

# Posté le samedi 10 mai 2008 06:35

Modifié le dimanche 12 juillet 2009 09:34

Je nierais tout en bloc.

Je nierais tout en bloc.


Je suis entrain de me bousiller. Ils ont réussi, ils ont gagné. Je suis entrain de perdre mon c½ur. C'est dur à avaler. J'ai un gout de sang dans la bouche et les joues trempées. Mais demain tout cela sera bien caché. J'encaisse ces paroles, et bizarrement je ne ressens plus rien. J'devrais être contente hein? et bien non, je suis loin de l'être. J'en avais marre de souffrir pour ce genre de choses et maintenant je suis vide. C'est encore pire. J'ai plus de c½ur, juste une machine, une pierre, juste assez de truc visqueux et moche pour respirer. Respirer un air comprimé et nauséabond. Un air qui fou la gerbe et me retourne les tripes. J'avance plus depuis ce soir là, ce soir ou j'me suis pris une grande claque en pleine gueule, une claque déchirante qui m'a laissé des trace indélébile. J'ai beau le nier en bloc, j'ai beau le refouler au plus profond de mon inconscient, déchirer cette page de ma vie en milles morceaux, à croire qu'elle est coriace. C'est indéniable. Je suis fichtrement touche, blesser dans mon amour propre, dans ma fierté, dans mon image, dans ma dignité. Et je n'ai rien fais pour m'en sortir, j'ai laisser se noyer mon c½ur, je l'ai laisser s'étouffer entre leurs vilaines mains crasseuses. Et je suis morte de honte et de haine. Je me hais autant que vous. Je bannis toutes tentatives d'aides. Je n'ai pas su garder mes murs immaculés, y a du sang dessus, le mien. Celui qui a jailli de mes entrailles le jour ou l'on m'a écorchée vive. L'usure du temps n'efface pas la tyrannie d'nos vie. Chiffe molle. Vautour. Fauve. Cruelle. Machiavel. Rouille. Garce. Chiffe molle. Vautour. Fauve. Cruelle. Machiavel. Rouille. Garce. Chiffe molle. Vautour. Fauve. Cruelle. Machiavel. Rouille. Garce. Chiffe molle. Vautour. Fauve. Cruelle. Machiavel. Rouille. Garce.Chiffe molle. Vautour. Fauve. Cruelle. Machiavel. Rouille. Garce. ...

# Posté le jeudi 08 mai 2008 11:37

Modifié le dimanche 12 juillet 2009 09:34